Où en est le marché de l’emploi en France au premier trimestre 2018 ?

27/04/2018 Nos actualités emploi

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Où en est le marché de l’emploi en France au premier trimestre 2018 ?

Le premier trimestre 2018 vient déjà de s’écouler et les perspectives du marché de l’emploi pour l’année en cours sont donc bien engagées. Faisons le point sur les métiers d’avenir et les domaines d’activité qui prévoient de recruter dans les prochains mois.

Une année inédite pour le marché de l’emploi en France

Chaque année, Pôle Emploi mène une enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO). Cette année, 436 600 établissements provenant de 24 secteurs d’activité différents et répartis sur 405 bassins d’emploi en France métropolitaine et dans les DOM ont répondu à la sollicitation de ce service public indispensable sur le marché de l’emploi. Cette étude permet de décrire les besoins des entreprises par métier, par secteur d’activité, par zone géographique et par bassin d’emploi.

Des prévisions d’embauche qui dépassent toutes les attentes du marché de l’emploi

D’après l’enquête annuelle de Pôle Emploi, au total, plus de 2,35 millions d’offres d’emploi seront à pourvoir au cours de l’année 2018, soit une augmentation de 18,7% par rapport à l’année 2017. Selon Jean Bassères, directeur général de Pôle Emploi, « il s’agit d’une hausse inédite depuis le lancement de l’enquête [en 2002, NDLR] ». De quoi motiver les expert(e)s en recrutement et susciter de nouvelles vocations pour devenir chargé(e)s d’affaires ou consultant(e)s au sein d’une agence de travail temporaire.

Cette année, les résultats de l’enquête révèlent qu’un établissement sur quatre envisage de recruter de nouveaux collaborateurs en 2018, soit plus de 370 000 projets de recrutement supplémentaires par rapport à 2017. Ce record prouve que le marché de l’emploi continue son développement. Vous recherchez un emploi près de chez vous ? Soyez rassuré(e) et lancez-vous sérieusement dans votre prospection, vous devriez trouver votre bonheur cette année.

Parmi ces perspectives d’embauches très positives, tous les types de contrat sont représentés, même si le CDI reste prioritaire avec 42% contre 22% pour le CDD de plus de 6 mois. Quant au travail temporaire, il représente 36% des intentions d’embauche sur l’année 2018, de quoi permettre aux agences d’intérim de répondre aux besoins de nombreuses entreprises utilisatrices souhaitant déléguer leur processus de recrutement à des professionnels du marché de l’emploi.

Les secteurs de la construction et de l’industrie vont recruter en masse

Une fois encore, la construction (+37%) et l’industrie (+28%) se démarquent avec des intentions d’embauche très élevées pour répondre aux nombreux projets, notamment dans la fabrication de matériel de transport et dans la métallurgie. Ces secteurs sont le signe d’un renouveau et sont liés à la bonne santé économique des industries et des promoteurs français.

Concernant le secteur du commerce, les entreprises prévoient de proposer 53 000 emplois sur l’année 2018. Une fois encore, ces milliers de postes proposés devraient redonner le sourire aux personnes au chômage qui pensent ne plus pouvoir entrer sur le marché du travail.

Enfin, d’après le dernier baromètre réalisé par RegionsJob, les secteurs du transport et de la logistique ont de nombreuses offres d’emploi à pourvoir et ont une croissance exceptionnelle de +88% depuis le début de l’année 2018.

Malgré toutes ces bonnes nouvelles, le taux de chômage reste toujours trop élevé. De nombreux postes restent à pourvoir, dans tous les secteurs d’activité, mais les entreprises rencontrent de réelles difficultés à recruter les profils qui répondent à leurs besoins.

Quelles sont les régions et métropoles qui recrutent le plus en 2018 ?

Si les bassins d’emploi en France sont de plus en plus nombreux (et c’est une bonne nouvelle !), certaines régions se démarquent nettement. C’est le cas par exemple des Hauts-de-France qui ont des intentions d’embauche de +28,2% par rapport à l’année précédente. Vient ensuite les Pays-de-la-Loire avec une hausse de +26,7%. A l’inverse, la Corse (+10%) et la région Bourgogne-Franche-Comté (+14,7%) sont moins dynamiques.

D’après le dernier baromètre réalisé par RegionsJob, le marché de l’emploi au premier trimestre 2018 continue sur la très bonne lancée de l’année 2017 avec un nombre d’annonces d’emploi en augmentation de +39%. En revanche, c’est la région Nouvelle-Aquitaine qui fait un bon de +58%, La Normandie voit sa croissance augmenter de +55% et se place en deuxième position, devant l’Ile-de-France qui était première en 2017.

En revanche, lorsqu’on se penche sur les métropoles, c’est sans surprise le Grand Paris qui est en première position, avec une hausse de +65% de son volume d’offres par rapport au premier trimestre 2017. Elle est suivie par Bordeaux (+53%), Rennes (+44%) et Aix-Marseille-Provence (+43%).  La métropole de Lyon se place en cinquième position avec une augmentation de +38%.

Le marché de l’emploi doit faire face à des difficultés de recrutement

Alors que les entreprises tentent d’embaucher de nombreux salariés en CDD et CDI depuis plusieurs mois, elles sont confrontées à des difficultés sans précédent.

Avoir des postes à pourvoir c’est bien, trouver des candidats c’est mieux. Et pourtant, l’étude révèle que les entreprises peinent à recruter des salariés correspondant aux emplois proposés. Cela concerne notamment les métiers du bâtiment et de l’industrie comme les charpentiers, régleurs, couvreurs, chaudronniers, tuyauteurs mais également les métiers du service à la personne comme les aides à domicile par exemple.

Les quatre principaux freins à l’embauche

D’après une récente étude de l’INSEE, le marché de l’emploi et les entreprises françaises rencontrent quatre principaux freins lorsqu’ils entrent dans une démarche de recrutement :

  • La pénurie de profils qualifiés et disponibles : certains métiers en tension, notamment dans les secteurs du BTP et du Transport, les profils de candidats répondant aux attentes des sociétés ne sont pas au rendez-vous. Parfois, cela est dû aux critères trop exigeants des employeurs ou des candidats (niveaux d’études et d’expérience trop élevés, compétences requises trop spécifiques, localité trop éloignée du lieu de vie…) ;
  • Incertitude économique : les entreprises françaises sont sur leurs gardes et s’interrogent sur la fiabilité de l’économie actuelle. En raison de ces questionnements, elles mettent parfois du temps à sauter le pas en recrutant de nouveaux employés.
  • Coûts liés à l’emploi : le recrutement d’un salarié en CDI, en CDD ou d’un intérimaire, représente une somme importante, notamment pour les TPE. Les dirigeants ont parfois des difficultés à sauter le pas d’embaucher des salariés.
  • Réglementation : après les nombreuses réformes du code du travail ces dernières années, les sociétés ont besoin de s’assurer qu’elles ne vont enfreindre aucun règlement.

Revoir les critères de recrutement dans les offres d’emploi

Face à ces difficultés, les entreprises qui souhaitent recruter doivent avant tout penser aux compétences nécessaires pour occuper le poste à pourvoir et ne plus se fier seulement aux diplômes ou aux années d’expérience. En effet, le marché de l’emploi en France a bien changé ces dernières années et les compétences ont pris davantage d’importantes aux yeux des recruteurs. En effet, ce n’est pas parce qu’une personne a un bac +5 qu’elle possède plus de connaissances professionnelles qu’une personne diplômée d’un bac+3 qui a rejoint le monde du travail depuis deux ans.

En suivant ce conseil, vous n’excluez aucun candidat susceptible de répondre à votre offre d’emploi, même si rien ne vous empêche de préciser un niveau d’études minimum exigé. Suivez nos conseils pour rédiger une offre d’emploi efficace et séduisante.

Lutter contre le turn over de plus en plus important

En plus du recrutement difficile, les sociétés doivent faire face aux départs volontaires de leurs salariés, souvent justifiés par l’envie d’aller voir ailleurs après plusieurs années à occuper le même poste. L’une des raisons principales qui les pousse à prendre cette décision est liée au manque de perspectives d’évolution au sein du service ou de l’entreprise dans son ensemble. Si la pyramide des âges ne permet pas de se projeter au poste de son/sa manager, il est évident que seul un départ peut permettre de gravir les échelons. Les sociétés doivent alors trouver des moyens de retenir leurs employés qui occupent parfois des postes clés et ont une culture d’entreprise très importante.

Pour garder leur attractivité sur le marché de l’emploi, le Gouvernement d’Emmanuel Macron s’apprête à lancer une grande réforme de la formation professionnelle. Modifications du CPF, la création d’une agence « France Compétences » et de nombreux projets sont proposés par l’actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

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