11/06/2020

L’emploi de soudeur très recherché par les entreprises industrielles

Avec 250 000 recrutements prévus chaque année, l’industrie figure parmi les secteurs les plus porteurs en France. Que vous soyez étudiant, salarié ou demandeur d’emploi, il est possible de rejoindre ce domaine, notamment en décrochant un emploi de soudeur. Victimes de mauvaises idées reçues, ce professionnel est aujourd’hui très recherché par les entreprises industrielles. Découvrez comment se former à ce métier particulièrement technique et bien payé !

L’industrie recherche désespérément des soudeurs qualifiés et disponibles

Face à l'automatisation des tâches, le soudeur doit être en mesure de manier des machines de plus en plus complexes. Depuis quelques années, l’emploi de soudeur subit une véritable pénurie aggravée par le vieillissement des professionnels et le manque d’intérêt des jeunes pour ce métier manuel. L'industrie peine à recruter des soudeurs qualifiés alors que de nombreuses offres d’emploi ne trouvent pas de candidats malgré de nombreuses perspectives professionnelles et des salaires attractifs.
 
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En quoi consiste l’emploi de soudeur ?

Dans le secteur de l’industrie et de la transformation des métaux, en usine ou sur un chantier, armé de son chalumeau et de son casque de soudage, le métier de soudeur consiste à assembler des pièces métalliques soudées, chaudronnées ou de tuyauterie par le processus de la fusion. Il conçoit des objets grâce à différentes techniques acquises lors de sa formation en apprentissage ou à l’école. 

Qualités et compétences nécessaires pour devenir soudeur

Le soudeur travail souvent seul mais il peut être amené à collaborer avec un chaudronnier, un tuyauteur ou un mécanicien. Sa capacité à se concentrer pour maintenir dans la durée un geste précis et continu, en plus de sa parfaite habileté dans le maniement des outils, fera de lui un bon soudeur. 

Avec l’automatisation des procédés, l’exigence en matière de qualification a fortement augmenté. La connaissance et le respect des règles de sécurité sont également une exigence forte de ce métier. En effet, celui ou celle qui exerce un emploi de soudeur doit évaluer les risques en fonction cees chantiers, des opérations à réaliser et des produits utilisés. A noter que le soudeur doit posséder un certificat ou un agrément renouvelable tous les ans pour pouvoir exercer son métier.

Sa technicité influe également beaucoup sur la qualité finale d'une soudure. Il engage sa propre responsabilité quant à la conformité de la soudure qu'il a réalisée. Alors autant être rigoureux et consciencieux dans le travail qu'il accomplit lors de l'assemblage ! Sur un chantier, tel qu’une plateforme maritime ou dans une centrale nucléaire, le soudeur peut être amené à se déplacer. Alors qu’en atelier, il fabrique des objets usuels. Les conditions de travail peuvent donc varier d’une entreprise à l’autre, en fonction des besoins et de la spécialisation.

La rémunération attractive d’un soudeur qualifié

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la profession de soudeur est l’une des mieux payées dans le secteur de l’industrie. Dans le secteur privé, le salaire moyen est de 2 300 euros en début de carrière. Si les compétences sont au rendez-vous, un soudeur peut toucher plus de 4 000 euros net par mois, en travaillant à temps plein. Cela inclut les primes de déplacements mais aussi le taux horaire qui peut dépasser les 15 euros.

L’emploi de soudeur est-il victime d’idées reçues ?

Trop dur, trop sale, trop dangereux, la profession de soudeur souffre de nombreuses idées reçues qui n’incitent pas les jeunes à s’orienter vers cette profession. Pourtant, les technologies et les conditions de travail ont beaucoup évolué. Avec le développement de procédés robotisés, ce métier est de plus en plus technologique même si les compétences techniques de soudure restent indispensables. 

Comment devenir un bon soudeur en industrie ?

Parce qu’il assemble des pièces construites par d’autres, on dit souvent que le soudeur est l’homme des finitions. Mais pour accomplir ses tâches, il doit aussi savoir étudier différents documents techniques qui précisent le plan d'assemblage, la technique de soudage à employer. Il doit être capable d’anticiper les éventuelles déformations du métal, d’évaluer les risques en fonction des opérations à réaliser et des équipements à utiliser. L’emploi de soudeur nécessite donc une formation bien spécifique.  

Après la 3ème, il est possible de passer un CAP spécialisé dans les réalisations industrielles en chaudronnerie ou en soudure. Il existe également des bacs professionnels pour devenir technicien en chaudronnerie industrielle. De nombreuses formations peuvent mener au métier de soudeur mais il est indispensable de suivre un cursus de qualité pour décrocher un emploi de soudeur intéressant et valorisant.

Entre soudage TIG (Tungsten Inert Gas), MIG-MAG (Metal inert gas et Metal active gas), orbital ou à l’arc, le soudeur peut également se spécialiser car il existe de nombreuses technologies différentes selon les matériaux et objectifs de la soudure à exécuter. 

Quelles sont les perspectives d’évolution ?

On trouve un soudeur partout où il est nécessaire de finaliser des assemblages, qu’ils soient en acier, en acier inoxydable, en aluminium, en cuivre ou encore en titane. L’emploi de soudeur qualifié est donc très recherché dans l’industrie traditionnelle : bâtiment, automobile, sidérurgie, agroalimentaire, construction navale mais également dans des secteurs plus spécifiques comme le nucléaire, l’aéronautique ou le pétrole. Au cours de sa carrière, il peut évoluer afin de devenir chef d’équipe ou chef d’atelier.

Le métier de soudeur se féminisme de plus en plus 

L’industrie est sans doute le secteur d’activité où les femmes sont le moins représentées. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’emploi de soudeur ait longtemps été un métier dit “masculin” où peu de ces dernières osaient s’aventurer. Progressivement, la gente féminine s’intéresse à cette profession qui demande des compétences tout à fait accessibles aux femmes.

Selon l’hebdomadaire économique français, Challenges, en 2018, le taux d’embauche dans le domaine de la soudure, était supérieur à 90%. Féminiser cette profession souvent qualifiée de métier de finesse et de qualité est devenu une nécessité pour trouver de la main d'oeuvre qualifiée. D’ailleurs, cette même année, c’est une femme qui a décroché le titre de meilleur ouvrier de France dans ce domaine ! Dans le cadre de ce concours, elle a réalisé une pièce d’1m85, pesant 500 kilos, qui a nécessité 1 600 heures de travail au total. Une véritable prouesse technique !

Progressivement, les entreprises s’équipent d’outils comme les exosquelettes afin d'assister physiquement les salariés dans le port de charges lourdes. Cette évolution permet à certains métiers comme celui de soudeur en difficulté permanente de recrutement, de faire tomber les barrières liées à la pénibilité de l’emploi. Rendez-vous dans quelques années pour un nouveau bilan sur le nombre de femmes devenues soudeuses !